N.B : retour en arrière de quelques jours pour combler les trous du blog!

 

Nous passons rapidement par Bratislava, capitale du Slovakistan, dont le centre historique est celui d'une petite ville de province en France, mais avec un certain cachet, typique de toutes les capitales de la région. Le seul point notable de cette courte étape réside dans le fait que nous sommes restés bloqués dans l'ascenceur antédiluvien du parking ultramoderne (va comprendre Charles!). Le secours d'un technicien du parking, visiblement habitué à intervenir, nous permet de sortir entre deux niveaux. Sandrine adore... 

On fait quand même une pause devant l'ambassade de France et quelques arrêts dans les rues.

 

Devant l'ambassade de France

Façades bratislaviennes

Statue en hommage aux égoutiers

Twins dab

 

 

Mais notre objectif de la région était la grande Vienne toute proche, en Autrichistan. Dès notre entrée en ville, nous sommes saisis par la classe de cette ville, qui sublime le modèle architectural déjà rencontré à Budapest ou Bratislava. Ici, tout n'est que bâtiment en pierre de taille, dont les façades sont réhausssées d'encorbellements. Et quand on dit tout, c'est tout : nous avons parcouru des dizaines de rues dans le centre et il est rare de tomber sur un immeuble qui ne soit pas dans ce style Art Nouveau, appelé ici Jugendstil. Comme les rues sont très propres, que le soleil brille et que les restaurants sont très bons, forcément, Vienne nous marque.

Centre de Vienne

centre de Vienne

D'autant que nous en faisons notre pause culturelle : concert de Mozart dans la salle époustouflante du Muzikverein, visite de Schonbrunn et représentation le dernier matin de l'Ecole espagnole d'équitation de Vienne : tous les sens sont comblés. On retiendra de  ces événements l'accoustique du Musikverein, grâce à laquelle l'orchestre philarmonique a joué sans micro, pour près de 700 personnes. Puis la sobriété relative, sans perdre en prestige, des salles du palais de Schonbrunn qui a hébergé les Hasbourg (et Sissi) des siècles durant. Enfin, l'excellence des dresseurs et des lipizzans de l'Ecole espagnole qui (avis d'experte maison qui s'y connaît un tantinet, après la représentation, encore émue) n'ont pas d'équivalent dans le monde, pas même au Cadre noir de Saumur. Il est vrai que le dresseur vedette nous a proposé une série d'exercices (passage, piaffé, allongement, pirouette, appuyés et changement de pied au temps) avec une seule main sur les rênes, la seconde tenant ostensiblement en l'air une cravache en bois naturel, qu'il n'a bien entendu jamais utilisée. Du très grand art.

Devant Schonbrunn

Derrière Schonbrunn

Devant l'Ecole espagnole

Le manège intérieur

 

Nous avons fini cette plongée dans la capitale culturelle mondiale du début du XXème siècle par la visite de l'atelier de Gustav Klimt, dans une petite rue un peu excentrée. Sympa à faire, d'autant qu'une série d'esquisses de sa main sont présentées au mur (souvent des femmes nues, c'est Klimt quand même) et qu'elles sont superbes.

Nous l'avions commencée l'avant-veille par la contemplation d'autres corps dénudés, dans la cathédrale. Autorisés à monter en haut de l'échafaudage qui permet la restauration du dôme, nous avons ainsi pu admirer les peintures d'habitude si lointaines : anges potelés, vierge éplorée et Jésus, que nous n'avions jamais vu de si près en son dôme...

 

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